D'humeur d'Art de Vivre

16. sept., 2019

De Yann, publié le 21/02/2018Blog 

Table des matières
  • Le fusain pour les esquisses
  • La pierre noire pour les paysages
  • La sanguine pour les portraits
  • Le graphite pour le contraste
  • Les crayons de couleur pour les dégradés
  • Le stylo pour l’originalité
  • Les pastels pour un dessin gestuel
  • Les techniques picturales pour colorier
  • Quelques conseils pour améliorer sa technique de dessin.

Un artiste complet est un artiste qui peut utiliser toutes sortes de techniques. Mais pour en arriver là, il faut souvent de longues heures de travail passées derrière son chevalet ou sa feuille blanche.

Fusain, sanguine, graphite, crayons de couleur, pierre noire, stylos, peinture à l’huile, et j’en passe. Les dessinateurs n’ont que l’embarras du choix quand il s’agit de choisir la matière adéquate ou la forme de dessin à appliquer !

Alors que certains préféreront dessiner un portrait au fusain, d’autres s’amuseront à le reproduire aux crayons de couleur.

Cela ne dépend que de vous.

Alors, êtes-vous plutôt stylo ou graphite ?

 

Le fusain pour les esquisses

Les jeux d’ombres et lumière font partie intégrante du dessin.

Vous venez de commencer les cours de dessin en ligne ?

Votre professeur commencera sûrement par présenter les nombreuses techniques qu’un artiste peintre peut utiliser pour commencer son dessin.

Parmi ces techniques, on retrouve le fusain. C’est une baguette de charbon de bois, issue de l’arbrisseau portant le même nom.

Il s’agit de l’un des premiers outils utilisés par l’homme pour représenter la réalité sur une surface plane. Il est utilisé depuis longtemps comme crayon à part entière pour tracer les contours d’un dessin et même le colorier.

Avec le fusain, vous pourrez vous amuser à réaliser des traits fins ou plus larges en fonction de l’inclinaison que vous donnez à votre outil. C’est ce qui en fait un compagnon de dessin incroyable ! Nul besoin de prendre toute une palette de crayons : un seul fusain peut largement suffire pour réaliser un dessin.

Seulement, quelques variantes du fusain peuvent être utilisées pour se faire plaisir. Elles vous aideront à faire progresser votre style lors de votre apprentissage du dessin.

Le fusain peut alors être tendre et donc plutôt friable ou plus sec et donc plus dur.

Lorsque le fusain est sec, il est plus facile de l’utiliser en cours de dessinpour tracer de légers traits comme pour réaliser une esquisse par exemple.

Lors de mes cours de dessin bruxelles, certains de mes camarades utilisaient ce style de fusain pour dessiner les premiers traits de leur dessin sur la toile. C’est une façon de poser les premières lignes sans que cela soit définitif.

Car en effet, le fusain est facile à estomper et donc à gommer !

Mais n’utilisez surtout pas la gomme que vous utilisez tous les jours. Pour gommer le fusain, préférez la gomme mie de pain. Cette pâte élastique permet de gommer tout en tapotant sur le dessin pour éviter les bavures.

Le fusain qui est souple et donc très friable est souvent utilisé afin de contraster le dessin et de l’assombrir. Il permet de réaliser quelques variations et d’apporter quelques ombres et lumières.

Avec le fusain, il est beaucoup plus facile d’obtenir de jolis dégradés qu’avec un crayon graphite. Celui-ci s’estompe afin de donner des zones floues à votre dessin. Mais il permet aussi de réaliser des traits durs et fins lorsque vous en avez besoin.

Attention en revanche, il est fragile et difficile à fixer dans le temps. Pensez donc à protéger vos dessins sous verre pour qu’ils ne s’estompent pas.

Le fusain est également salissant : c’est du charbon ! Faites attention à vos vêtements mais surtout à vos doigts et mains quand vous travaillez pour ne pas tout gâcher et tâcher votre dessin.

Pour apprendre le dessin, ce n’est pas forcément l’outil le plus facile mais après quelques heures de dessin au crayon, vous pourrez facilement vous diriger vers le fusain qui permet de dessiner un visage, dessiner des personnages, dessiner le corps humain, pour réaliser un dessin réaliste et amener de la profondeur.

Il s’agit donc d’un outil à mettre dans toutes les poches de dessinateurs !

Découvrez aussi ce qu’est le dessin de presse

La pierre noire pour les paysages

Apprendre de nouvelles techniques permet de s’améliorer !

La pierre noire est un outil auquel on ne pense pas forcément au premier coup de crayon.

Pourtant, il saura donner une nouvelle dimension à vos dessins puisqu’il permet de réaliser des dessins blancs sur du papier de couleur.

La pierre noire est faite de carbone et d’argile. Elle est tendre, indélébile et mat. La couleur noire est grasse, intense et veloutée. Mais vous vous demandez à quoi cela peut bien ressembler ?

Dans les rayons des magasins d’art, vous pouvez retrouver la pierre noire sous forme de crayon de bois ou de craie rectangulaire. Et l’avantage c’est que celle-ci se décline en blanc, en noir ou quelques autres couleurs. Vous pouvez retrouver des crayons H, HB, B, 2B ou 3B.

Il est tout à fait possible de l’utiliser comme seule matière pour votre dessin.

Mon petit conseil est d’utiliser une feuille de couleur comme une feuille sépia ou même noire. Les crayons en pierre noire blancs viendront donner de l’originalité à vos portraits.

Vous remarquerez aussi qu’à côté des crayons pierre noire, on retrouve régulièrement d’étranges crayons tout blanc dans les magasins. Il s’agit d’estompes. Cet outil, comme son nom l’indique, permet d’estomper les traits de la pierre.

Ainsi, la pierre noire se rapproche quelque peu du fusain. Elle peut être utilisée sur n’importe quel support, mais sera en revanche moins salissante que le fusain. Elle est également plus précise que le fusain (mais moins que le crayon graphite).

La matière adhère mieux au papier que le fusain et se fixera ainsi mieux dans le temps. Le noir reste intense même quand on utilise l’estompe, mais il est aussi facile de réaliser des dégradés avec. En revanche, il faut souvent tailler le crayon pierre noire.

Cette technique de dessin demande un peu d’entraînement mais reste à la portée de tous les apprentis dessinateurs. La principale difficulté est qu’il est plus aisé de corriger des erreurs dans les tons clairs que dans les tons foncés. Ainsi, il est possible de « gommer » avec une gomme classique et une gomme mie de pain mais le papier ne retrouvera pas sa couleur blanche d’origine.

Plusieurs étapes peuvent être suivies pour mieux apprendre à dessiner à la pierre noire :

  • Poser son dessin : la technique la plus rapide et la plus simple est évidemment la table lumineuse. Mais si vous n’avez pas cet outil avec vous, pas de panique, il est possible de faire un quadrillage sur votre feuille. On pose ensuite légèrement les contours du dessin au crayon,
  • Poser les noirs : le vrai travail commence maintenant. On pose grossièrement les noirs profonds,
  • Estomper : c’est la plus grosse partie du travail. Il s’agit d’unifier les noirs avec l’estompe. Il est ainsi possible de faire les dégradés à l’estompe,
  • Réhausser les lumières : avec la gomme mie de pain, on réhausse la lumière et on corrige les derniers petits défauts.

Cette matière est idéale pour réaliser des nus, des croquis, des paysages, des portraits…

La sanguine pour les portraits

Prenez des cours et stages pour apprendre à dessiner avec originalité !

Du dessin d’observation aux illustrations pour enfants, les techniques de dessin peuvent jouer un rôle important dans le rendu final.

Bien que toutes les techniques puissent être utilisées pour n’importe quel dessin, il sera par exemple plus facile d’aborder un portrait avec certaines matières comme le fusain, la pierre noire et la sanguine.

Vous vous demandez encore ce qu’est la sanguine ?

Connue depuis l’Antiquité, ce n’est qu’à Florence au 15ème siècle que les artistes commencèrent à utiliser la sanguine comme seul outil pour leurs dessins. Elle est constituée d’argile ferrugineuse, allant du rouge clair au violacé.

Elle permet à la fois de délimiter le dessin, mais aussi de le remplir avec ombre et lumière, donnant ainsi du relief au dessin.

Les plus beaux exemples sont bien sûr les dessins de Léonard de Vinci. De véritables chefs-d’œuvre où le peintre à étudié l’anatomie humaine tout en dessinant les corps sur son papier. Aujourd’hui encore, on retrouve les traces de ses dessins un peu partout.

Ils font irrévocablement partie de l’histoire de l’art.

La sanguine eut beaucoup de succès aux 16ème, 17ème et 18ème siècle, avant de retomber peu à peu dans l’oubli.

Les plus grands dessinateurs et peintres lui ont préféré la peinture à l’huile !

Aujourd’hui, cette technique revient à la mode dans les cours de dessin liègeproposés par les ateliers. Elle permet de se perfectionner à son rythme et d’exprimer un style un peu plus décalé qu’avec le graphite.

Le graphite pour le contraste

Comment faire ressortir les contrastes et les jeux d’ombre et lumière sur une feuille de papier ?

Vous souhaitez réaliser une bande dessinée ou un carnet de voyage ?

Mais quel matériel de dessin utiliser ?

Le premier outil auquel on pense lorsqu’il s’agit de réaliser un dessin est sans nul doute le crayon de bois, crayon gris, ou crayon à papier (on ne débattra pas ici du vocabulaire utilisé par chaque région). C’est du carbone naturel ou artificiel cristallisé, quasiment pur. Il est de couleur gris-noir, tendre et friable.

Rappelez-vous, déjà en maternelle, les professeurs vous mettaient des crayons entre les mains pour que vous appreniez à vous exprimer. Pas à pas, vous réalisiez de plus beaux dessins.

Nous avons toujours été habitués à ce crayon, appelé aussi graphite. Et certains passionnés d’arts plastiques et de dessin n’utilisent que cette matière pour réaliser leurs dessins. Cela peut parfois déboucher sur des rendus incroyables.

Sachez que cette matière était déjà utilisée par nos chers ancêtres les hommes préhistoriques ! 

Ces derniers utilisaient des pigments et du bois calciné afin de laisser quelques traces sur les murs des grottes.

Aujourd’hui, les crayons graphites peuvent être classés en plusieurs catégories. Ces catégories vont du :

  • 9H au 9B,
  • La lettre H indique des crayons plutôt durs,
  • La lettre B indique que les crayons sont plutôt gras,
  • Le HB est donc le juste milieu entre un crayon sec et gras.

Le mieux étant de se procurer une palette entière de ces crayons afin de pouvoir varier les effets de contraste, d’ombre et de lumière.

Vous pourrez ainsi développer vos compétences artistiques en passant du dessin géométrique (dessin d’architecture…) aux réalisations de portraits.

Les crayons de couleur pour les dégradés

Ah les fameux crayons de couleur !

Vous en avez certainement déjà fait le tour quand vous aviez 5 ans, et pourtant !

Même si cela peut vous paraître enfantin, les crayons de couleur peuvent tout à fait faire l’affaire en ce qui concerne les beaux-arts. Alors ressortez votre boîte de crayons et au boulot !

On est bien loin de l’utilisation qu’on en faisait enfant ou en cours de géographie pour représenter les cartes au baccalauréat !

Mais pour réussir à dessiner aux crayons de couleur, il faut vous sortir de l’idée que vous avez de ces outils. Regardez sur internet le nombre de portraits réalisés grâce à ces crayons. Vous vous rendrez compte de tout ce qu’ils peuvent vous offrir et comment ces derniers pourront vous faire progresser.

Dessiner avec des crayons de couleur ne s’arrête pas au simple coloriage. Vous pouvez les utiliser pour réaliser des dégradés de couleurs. Alors que petit vous n’utilisiez souvent que les couleurs basiques, n’hésitez pas aujourd’hui à employer plusieurs sortes de bleu ou de rouge afin de donner du relief.

Pour commencer, procurez-vous au moins une dizaine de crayons de couleur, même bon marché. Evitez seulement ceux en plastique, la mine est inutilisable. Les crayons de couleur sont fragiles, protégez-les dans une boîte métallique. Si quand vous le taillez, la mine se casse rapidement, c’est qu’il doit être brisé à l’intérieur et donc inutilisable.

Investissez dans des crayons de couleur plus onéreux au fur et à mesure que votre technique s’affine et donc selon vos besoins.

Un véritable dessin peinture en trompe l’oeil !

Un débat fait rage dans le milieu de l’art : le crayon de couleur, est-ce du dessin ou de la peinture ?

En effet, la technique pour dessiner au crayon de couleur s’approche de la technique pour peindre. Il y a différentes manières, bien sûr, et il est tout à fait possible de dessiner en laissant apparaître le papier en-dessous. La technique de hachures croisées laisse apparaître le grain du papier et le pigment déposé est faible. Le dessin dégage peu de luminosité.

A mon sens, les plus beaux dessins au crayon de couleur sont ceux qui travaillent vraiment la couleur jusqu’à disparition complète du support. Il y a une vraie fusion des pigments et à ce niveau le mélange des couleurs atteint quasiment celui de la peinture à l’huile, à la différence que le mélange se fait directement sur le support et non pas sur une palette.

A vous de voir quelle technique vous préférez entre le dessin à proprement parler avec des crayons de couleur ou la peinture aux crayons de couleur.

Ce qui est sûr, c’est qu’aucune trace de crayonnage ne doit apparaître :

  • On commence par esquisser rapidement son dessin. Il est possible de le faire au crayon à papier ou directement avec un feutre noir à condition de faire de petits bonds pour éviter un tracé trop rigide,
  • On ajoute ensuite quelques couleurs par petite touche. Le crayon doit glisser sur la feuille. Le papier est fragile et il ne peut supporter que quelques couches successives, ayez la main légère !
  • Les couleurs se mélangent : prenons l’exemple d’un paysage avec des arbres. On commence par mettre des touches de rouge, puis de vert, mais aussi de bleu, de rose, de violet. Au fur et à mesure, on mélange les couleurs pour ne plus les distinguer les unes des autres,
  • Au final, vous pouvez donner plus d’intensité à votre dessin avec un feutre noir pour retracer les contours intéressants et donner plus de volume aux éléments les plus importants.

Bien sûr, pour commencer à dessiner aves des crayons de couleurs, mieux vaut débuter par des éléments simples comme une pomme par exemple qui dispose d’un volume intéressant et de nuances de couleur différentes.

Voici un exemple intéressant de dessin de rose rouge à reproduire chez vous pour vous entraîner ou à adapter à votre propre style :

Vous pourriez être bluffé de ce que vous pouvez faire avec ces petites merveilles.

Le stylo pour l’originalité

Qui n’a jamais gribouillé au coin de sa feuille de cours par ennui ou véritable passion pour le dessin ?

Si c’est votre cas, et je doute fort du contraire, il est peut-être temps d’employer votre talent pour une carrière artistique ? Graphiste, illustrateur, dessinateur, professeur d’art, architecte… De nombreux métiers demandent de bonnes qualités artistiques.

Et si tout ça avait commencé avec votre stylo au collège ?

Bien que l’on ait tendance à relayer le stylo au stade d’outil d’écriture, ce dernier peut très bien vous aider dans vos réalisations. Certains dessins sont faits entièrement à partir de stylo.

Ces dessins sont réalisés à l’aide de boucles.

Plus les boucles sont petites et denses, plus le dessin sera sombre. Au contraire, plus vous espacez vos boucles, plus le dessin sera aéré et clair.

Un gorille réalisé uniquement avec un bic noir, assez incroyable non ?

Car savoir dessiner ne veut pas toujours dire suivre les règles de l’art. Il faut parfois savoir les contourner pour inventer votre propre style et être créatif.

À vous de faire travailler votre imagination !

C’est ainsi que vous réussirez à vous démarquer pour entrer dans les écoles d’art.

Les pastels pour un dessin gestuel

Les pastels ne sont pas non plus réservés qu’aux enfants !

Ce sont des bâtonnets faits d’un mélange de terre blanche, de colorants et de gomme arabique. Il existe des pastels gras (dilution des poudres de pigments avec de l’argile et de l’huile) et des pastels secs (dilution des poudres de pigments dans de l’eau gommée).

Les pastels gras sont ainsi plus salissants que les pastels secs. Plusieurs techniques peuvent être utilisées pour réaliser des dessins aux crayons pastels :

  • Les hachures : succession de traits plus ou moins serrées, comme avec les crayons de couleur. Réalisées avec deux couleurs différentes, elles génèrent des mélanges optiques. Courbes, elles créent un volume. Estompées, elles s’atténuent mais gardent leur texture,
  • Les effleurements : pour un dessin au pastel sec. Cette technique est utilisée pour suggérer légèrement des détails (les ombres d’un visage par exemple), en appliquant de fins traits obliques,
  • Les glacis : pour recouvrir partiellement une couleur par une autre. Il faut procéder par de légers aplats obliques ou circulaires. Ton sur ton, pour animer une couleur. Clair sur foncé pour accentuer la luminosité. Foncé sur pâle pour gagner en profondeur,
  • La fragmentation et le pointillage : avec des pastels gras. L’image naîtra de l’accumulation de points et de traits, sans estompage ni mélange. Quand on débute, ce n’est pas forcément facile. Mieux vaut se limiter à deux ou trois teintes et prendre du recul régulièrement pour voir le rendu.

Pour travailler le dessin au pastel, exercez-vous à croquer des animaux en mouvement ou encore le mouvement de l’herbe dans le vent. Tracez les formes, suggérez les reliefs et restituez le mouvement avec des traits successifs accumulés, obliques ou non. Les mouvements pour dessiner sont déclenchés à partir du coude pour libérer votre créativité.

Parfois dessiner s’approche des techniques de peinture !

Et avec le temps, vos dessins peuvent se muer en véritable peinture. Degasen est un bel exemple. Il a réalisé de nombreuses peintures grâce aux pastels et hors de question de ranger cela dans la catégorie du dessin. La technique s’approche de celle de la peinture à l’huile avec un véritable mélange de couleurs directement sur la toile.

Les techniques picturales pour colorier

Les techniques picturales englobent toutes les techniques en lien avec la peinture.

Ces techniques ne sont pas des techniques de dessin à proprement parler, mais plus des techniques de « coloriage ».

Cependant, certains artistes commencent directement par des tracés à la peinture. Cela peut par exemple être le cas avec l’aquarelle.

Les carnets de voyage sont souvent réalisés avec ce type de peinture. Mais pas question de perdre du temps avec un tracé au stylo ou au graphite. Il est parfois préférable d’y aller tout de suite avec le pinceau.

Cela peut aussi être le cas de la peinture à l’huile, l’acrylique, la gouache, l’encre de Chine… N’hésitez pas à prendre des cours de peinture pour vous y former !

Tout dépendra de ce que vous souhaitez faire et de votre aisance avec les pinceaux ou les crayons. Si vous êtes débutant, vous dessinerez peut-être plus facilement en commençant par le crayon alors que les confirmés, plus sûrs d’eux, s’attaqueront directement à la toile avec le pinceau.

Chacun doit trouver son rythme et son style. Et peut-être deviendrez-vous le plus grand artiste de France.

Découvrez enfin ce qu’est le dessin industriel

Quelques conseils pour améliorer sa technique de dessin

  • Pratiquez : peu importe quel outil vous choisissez, il faut que vous l’ayez toujours sous la main. Ayez toujours du papier un peu partout chez vous, dans votre sac, dans votre voiture… Préférez faire des croquis régulièrement plutôt qu’un dessin abouti une fois par semaine, c’est de cette manière que vous progresserez,
  • Observez : essayer de comprendre le sujet de son croquis est la part la plus importante du dessin. Gardez l’essentiel et ne vous attardez pas sur des éléments disgracieux. Ne conservez que ce qui vous intéresse,
  • Prenez du recul : ne restez pas le nez dans votre dessin. Arrêtez-vous, reculez et observez l’ensemble pour être sûr d’aller toujours dans la bonne direction,
  • Mélangez les techniques : pour connaître son élément de prédilection, il est primordial d’en essayer plusieurs et mélanger les techniques permet d’obtenir des résultats différents et originaux,
  • Analysez : essayez de comprendre ce que vous pourriez améliorer. N’hésitez pas à montrer vos croquis à des spécialistes ou non pour avoir un regard neuf et comprendre ce qui peut être amélioré.

En synthèse :

  • Commencez par le crayon à papier, certainement l’outil le plus facile à maîtriser et le plus connu. Voyez ensuite si vous préférez vous diriger vers le fusain ou la pierre noire. Ces trois outils sont conseillés pour les portraits et les jeux d’ombres et de lumière.
  • Si vous préférez la couleur, dirigez-vous vers la sanguine pour l’originalité, les crayons de couleur ou les pastels pour vous approcher de la peinture.
  • Enfin, le stylo peut être un moyen de vous démarquer également.
  • N’abandonnez pas, persévérez, vous verrez que votre technique et votre style s’affinera au fur et à mesure, quelque soit l’outil choisi.

 

Source : https://www.superprof.be/blog/apprendre-a-dessiner-quelle-specialite/

21. avr., 2019

L'origine de Pâques

Pâques est une fête religieuse chrétienne qui commémore la résurrection de Jésus. Il semble que le mot Pâques vienne de l'hébreu Pessa’h, le passage, devenu pascha en latin. Pessa'h célèbre la fuite d'Égypte du peuple juif et le passage de la Mer Rouge. La Pâque juive est fêtée le jour de la pleine lune de printemps, le 14 Nizan. Or, selon les Évangiles, c'est la veille de Sabbat, durant la préparation de Pessa'h qu'eut lieu la crucifixion de Jésus. Sa résurrection, trois jours plus tard, est célébrée par la fête Chrétienne, le dimanche suivant la pleine lune de printemps.

Fête juive et fête chrétienne portent le même nom, mais Pâques se dit au pluriel chez les Chrétiens depuis le XVIe siècle, pour se distinguer de la fête juive et pour évoquer à la fois la passion, la crucifixion et la résurrection de Jésus.

Mais Pâques n'est pas seulement une fête religieuse, elle est également une fête païenne et représentait autrefois la célébration du printemps, de la renaissance et du retour de la lumière, après les longs et tristes mois d'hiver.

Dans l'antiquité déjà, plusieurs légendes illustrent cette joie du renouveau, souvent symbolisée par le retour sur terre ou le réveil d'une déesse ou d'un dieu.

La fête religieuse

Pour les Chrétiens, Pâques évoque avant tout le souvenir de Jésus-Christ, mort et ressuscité autour de l'an 30.

Le dimanche de Pâques suit la semaine Sainte, durant laquelle Jésus prit son dernier repas avec les apôtres (Jeudi Saint) avant d'être crucifié le lendemain (Vendredi Saint) puis ressuscité le troisième jour, dimanche de Pâques, jour de réjouissances.

 

La résurrection du Christ est également célébrée chez les Orthodoxes à l'occasion de la fête de Pâques. Plusieurs processions sont organisées durant la semaine sainte et le jeûne débute dès le lundi pour se terminer le dimanche avec la dégustation de l'agneau pascal.

 

Crucifiction de Jésus Christ (gravure de A. H. Payne) La Mise au Tombeau du Christ (gravure d'Adrian Ludwig Richter) Jésus Christ et ses disciples après la résurrection (gravure d'Alexandre Bida)

Pâques, nommée Pessa'h en hébreu, est l'une des fêtes les plus importantes de la religion juive. Elle commémore en effet la fuite du peuple juif, libéré de l'esclavage d'Égypte, et la naissance des enfants d'Israël. 
 
Durant la Pâque juive, en souvenir de cette fuite d'Égypte durant laquelle la pâte du pain n'a pas eu le temps de lever, il est interdit de manger des aliments contenant de la levure. La famille juive nettoie alors la maison de toute trace de levain et consomme des Mazots, galette de pain azyme (sans levain).

 

Source : https://www.vive-paques.com/paques/origine-paques.htm

15. avr., 2019
Source Soirmag.
 

Un musée d’art érotique à Bruxelles

Une terre cuite babylonienne vieille de plus de 4.000 ans montrant deux divinités en plein ébat, des porcelaines chinoises explorant le plaisir dans toutes les positions, un imposant phallus en cristal du Val Saint-Lambert réalisé par un ouvrier de l’usine sur… son temps de pause, des boîtes en bronze très sages qui s’ouvrent sur des scènes intimes, des godes chinois creux en écaille de tortue destinés à soutenir la virilité, des estampes érotiques japonaises, des tableaux anciens mettant en scène le péché originel, une litho de l’artiste pop américain Tom Wesselmann et une autre de Paul Delvaux, des dents de cachalot et défenses de mammouth sculptées de scènes amoureuses, des pipes auxquelles se cramponnent de belles dénudées, des cannes ornées de fesses et de sexe, des dessins de James Ensor, des loupes de 1930 dévoilant des moments coquins, le sexe géant de Raspoutine en ivoire, des cartes de jeu indiennes, des statues précolombiennes et africaines, des miniatures perses, des étuis à cigares à double couvercle…

 

 

Ce ne sont pas moins de 800 œuvres d’art érotiques qu’un médecin bruxellois, le docteur Guy Martens, 73 ans aujourd’hui, a achetées au fil des décennies. Les pièces, exposées pour la plupart dans un joli petit musée privé du quartier du Sablon, appartiennent à différentes époques et civilisations, mais toutes disent combien depuis la nuit des temps la sexualité est au cœur de l’existence humaine et peut se transmuer en un art érotique troublant et sophistiqué.

 

 

Vous êtes tout à la fois médecin et collectionneur!

J’ai travaillé toute ma vie comme médecin mais l’art est ma passion. À 18 ans, je me souviens avoir dit à mon père – médecin lui aussi, comme mon grand-père – que je voulais étudier l’histoire de l’art. Mais il m’a répondu: <cci:itw_answ_i class="character" displayname="REPONSE_I" name="itw_answ_i">«Fais d’abord ta médecine.» Il m’expliqua que les places de conservateur de musée étaient rares et qu’il valait mieux que je devienne médecin. À cette époque-là, – je suis né en 1945 – on ne s’opposait pas à la volonté de ses parents. J’ai donc suivi les études demandées à Leuven et mené l’essentiel de ma carrière comme médecin du travail pour le CPAS de la Ville de Bruxelles. Ce métier très varié m’a permis d’avoir du temps libre.

 

 

Votre vraie passion est l’art. Pourquoi avoir collectionné l’art érotique?

L’art m’a toujours beaucoup intéressé et j’adorais en particulier les tableaux mythologiques, peut-être parce qu’ils me permettaient d’admirer la beauté des femmes. À 17 ans, j’ai acheté mon premier objet d’art: c’était un petit «netsuke», un petit objet qui appartient au vêtement traditionnel japonais. Il se fait qu’il était en ivoire et avait un thème érotique. Le sujet était esthétique et audacieux et le matériau me plaisait beaucoup par sa brillance et son toucher. C’est ainsi que pendant dix ans, je n’ai acheté que des ivoires érotiques pour ensuite élargir mes choix.

 

 

Le sexe est un sujet tabou et il n’est pas anodin de commencer à 17 ans à acheter de tels objets. Vous aviez un côté contestataire?

Il est vrai que j’ai acheté mes premières pièces sans que mes parents le sachent. Je les cachais dans des boîtes enfouies au fond de mes armoires. Mes parents respectaient ma chambre et ne la fouillaient pas. Ils n’ont jamais vu ma collection. Mais je n’étais pas contestataire même si je n’ai jamais voulu faire comme les autres. Je m’intéressais à la sexualité et à son histoire, mais avant tout j’aimais et j’aime toujours l’art; c’est lui mon moteur.

Vous ne cachez plus vos pièces. Mieux, vous les exposez dans un musée!

Longtemps, je les ai gardées chez moi. Je les montrais à mes amis. Et puis je me suis décidé à les exposer dans un musée qui a ouvert ses portes en 2012. Pour exposer 600 des 800 pièces, j’ai monté une fondation et trouvé cette maison près du Sablon. La première année, nous avons eu 1.500 visiteurs et l’année dernière nous avons approché les 4.000. Nous avons intégré le Conseil des musées bruxellois et nous sommes maintenant référencés dans beaucoup de guides et sites de voyage internationaux. Nos visiteurs – ils ont pour la plupart entre 20 et 30 ans – viennent du monde entier et nous laissent des commentaires enthousiastes et positifs. Mais nous sommes sans doute moins connus des Belges et, paradoxalement, des Bruxellois.

Où avez-vous trouvé vos 800 pièces?

J’ai acheté environ 75% de ma collection en Belgique, dans des foires, salles de vente et chez des antiquaires. Ceux-ci me connaissent à présent et me contactent d’ailleurs dès qu’ils ont une pièce érotique intéressante. Sans doute cette passion fait-elle que je n’achète pas toujours au meilleur prix. J’ai par exemple payé ce bronze de Dali quatre fois le prix de l’estimation, car je le voulais vraiment. Il s’agit d’une pièce originale qui n’est tirée qu’à huit exemplaires. Mais souvent, je fais de bonnes affaires car je suis devenu au fil des ans un spécialiste de l’art érotique. Je me suis d’ailleurs formé en histoire de l’art et en antiquariat.

Les musées de l’érotisme de Paris et de Berlin ont fermé alors que vous voyez le nombre de visiteurs augmenter!

Ces deux musées ont fermé pour des raisons très pratiques: les contrats de bail venaient à terme. Mais sans me vanter, j’ose dire que ma collection est appréciée car elle est très variée. Elle est considérée comme l’une des plus belles d’Europe. Je possède des pièces rares et uniques et ma collection n’est pas vulgaire. Le M-e-M n’est pas un musée du sexe mais de l’art érotique!

Qu’est-ce qui pour vous différencie l’érotisme de la pornographie?

J’ai beaucoup lu sur le sujet et je dirais que la pornographie donne à voir la chair et montre l’acte sexuel pour susciter de l’excitation. L’érotisme, au contraire, même s’il montre un rapport sexuel, porte une intention artistique et entend engendrer de l’émotion plutôt que de l’action.

Quelle est votre pièce préférée?

J’adore cette statue romaine d’Attis que j’ai achetée chez un antiquaire de la rue des Minimes. Elle date du Ier siècle. Elle représente le dieu Hermadrophite qui va s’auto-émasculer car sa mère et amante, Cybèle, l’a rendu fou.

Le M-e-M est situé 32 rue Sainte-Anne à 1000 Bruxelles. Tél.: 02-514.03.53. www.m-e-m.be.

 

 

source : https://soirmag.lesoir.be/204858/article/2019-02-05/un-musee-dart-erotique-bruxelles?fbclid=IwAR0IzvrPt0oBiV9GmMyGlDwROHOQKLOXEVaPEIaRU_RgLJNR0vUf1ik7DR4

11. janv., 2019

La Saint Valentin est une fête très ancienne, dont la plupart des traditions se sont perdues mais dont il subsiste encore aujourd'hui quelques rituels, comme l'envoi de cartes ou le don de fleurs et de chocolats. Considérée comme la fête des couples déjà formés autant que la fête de ceux qui recherchent l'âme soeur, la Saint Valentin est également la fête de l'amitié dans certains pays comme les États-Unis.

crédit photo www.humanboxconcept.com

Origines chrétiennes

Un saint nommé Valentin...

La vie du saint que l'on célèbre le 14 février est assez mystérieuse. Valentin serait un prêtre chrétien, mort vers 270. On dit qu’il fut condamné à mort par l'empereur Claude II pour avoir consacré des mariages chrétiens dans la clandestinité. l'empereur avait interdit ces mariages en constatant que les Chrétiens, une fois mariés, refusaient de s’engager dans les légions militaires pour ne pas quitter leur famille. Saint Valentin serait donc mort en défenseur de l'amour et du mariage.

La fête des amoureux

Depuis 1496, Saint Valentin est officiellement le Saint Patron des Amoureux, sur ordre du pape Alexandre VI. A cette époque, la protection de ce Saint Patron s'appliquait surtout aux célibataires qui cherchaient l'âme soeur. Les festivités de la St Valentin visaient précisément à donner aux jeunes célibataires l'occasion de trouver un partenaire pour la vie. Différentes coutumes existaient selon les régions, comme par exemple la partie de cache cache où les jeunes filles célibataires d'un village se cachaient tandis que les hommes célibataires se donnaient pour objectif de les retrouver. Les couples ainsi formés pouvait durer le temps de la soirée ou aller jusqu'au mariage !

 

Des Lupercales à la St Valentin

De nombreuses fêtes du calendrier chrétien ont été instaurées à des dates qui, à l'époque païenne, étaient déjà célébrées par les populations. L'objectif étant de combattre ces rites païens tout en donnant du sens à des pratiques rituelles liées au cycle de la nature. La St Valentin en est un exemple parmi d'autres. En effet, en faisant de ce saint le protecteur des couples à la date du 14 février, l'Eglise encouragea la célébration de l'amour au moment des prémices du printemps tout en combattant la fête païenne des Lupercales qui avait lieu à la même période. Cette fête, liée aux origines de Rome, était une fête de purification et de fécondité, dont le rituel le plus marquant était la course des Luperques. Durant cette course, des hommes poursuivaient les femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc. Les coups de lanière reçus devaient assurer aux femmes d’être fécondes et d'avoir une grossesse heureuse. Lorsque la fête des Lupercales fut interdite en 494, il fallut la remplacer en instaurant tout à la fois une fête de la purification (la Chandeleur) et une fête de l'amour et de la fécondité (la St Valentin).

L'exemple de la nature...

Selon la croyance populaire, l'observation de la nature désigne la date du 14 février comme le jour idéal pour roucouler. En effet, la saison des amours chez les oiseauxdébuterait à cette date ! On peut alors à nouveau entendre le chant des mésanges, des merles, des rouge-gorges et des pinsons que jusque-là le froid hivernal faisait taire. Ce serait donc en prenant exemple sur les oiseaux que l'amour est d'actualité à la St Valentin : à la mi-février nous commençons déjà à attendre le début du printemps et à faire des projets pour la belle saison. Cette hausse de moral encourage les idylles, naturellement...

 

 

 

10. déc., 2018
Aude de Kerros: «L'Art contemporain ? Une imposture»

INTERVIEW - L'artiste et essayiste critique les dérives du conceptualisme
qui enferment la création dans la doxa gauchiste et transforment les
œuvres en produit financier.
Parallèlement à son œuvre d'artiste, peintre et graveur, Aude de Kerros mène une
réflexion de fond sur l'Art contemporain, qui s'est traduite dans plusieurs
essais (*). Son nouvel opus, L'Imposture de l'Art contemporain, une utopie
financière, aux Éditions Eyrolles, est une synthèse éclairante: à la fois histoire de
l'art, enquête politico-économique très documentée et réflexion critique voire
polémique sur le «sens et destin» de l'art, pour reprendre un titre célèbre de son
maître René Huyghe.