D'humeur d'Art de Vivre

16. oct., 2018
 
Quelle Europe de la Culture ?
15/10/2018
21. sept., 2018

10 faits pas très glorieux sur la culture en Belgique francophone

 
MÉDIAS

Diminution de la fréquentation des salles de cinéma, rapport très « tradi » à la BD et le roman, parent pauvre du secteur : la Fédération Wallonie-Bruxelles a livré son rapport culturel annuel.

 

C’est désormais une tradition : depuis six ans, le service culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles publie un précieux bilan chiffré de l’année culturelle écoulée, baptisé « Focus ». Du milieu du cinéma à celui du livre, en passant par les arts vivants, le document passe tout au peigne fin… livrant parfois quelques tristes surprises.

Pauvres livres

Le premier fact demande de s’accrocher sérieusement à son roman : en 2016, 14% des Belges n’ont pas ouvert un seul livre. Et puisque l’enquête a été menée en ligne, elle suppose que les personnes intérrogées maîtrisaient « l’usage fonctionnel de la lecture et les outils informatiques de base. Elle exclut donc les 15% de la population qui quittent l’école secondaire sans diplôme et sans l’usage fonctionnel de la lecture« , précise-t-on.

Pas sûr non plus que parmi les 86% de lecteurs, on se soit plongé dans la lecture d’un bon policier ou d’un roman historique : la BD conservait en 2015 sa place de grand leader du marché de l’édition francophone avec 57% de chiffre d’affaire… contre moins de 2% pour le roman belge. De drôles de chiffres à imputer peut-être au peu d’aides accordées au secteur : le domaine des « Lettres et du Livre » ne reçoit qu’1% des subventions, alors qu’il réunit 9% des opérateurs culturels.


Et quand les pages ont du succès, c’est que les goûts sont encore très classiques, puisque les plus gros tirages de la bande dessinée concernent encore et toujours les héros de son âge d’or : Lucky Luke, Blake & Mortimer, Thorgal et consorts évincent encore et toujours les nouveautés graphiques.

À l’écran comme à la scène

Finies, les scéances de cinéma bondées coincé entre un amateur de popcorn et une bande d’ados surexcités ? Ça pourrait, au vu des chiffres de fréquentation des salles belges : 8% de baisse, soit 19,4 millions de spectateurs en 2016. Mais surtout, les spectateurs qui s’y rendent ne consomment pas forcément « local » : les films américains représentent 78% des recettes et parmi les dix films préférés des spectateurs en 2016, en termes de nombre de places vendues, seul un est belge : De Premier.

 


 ©BELGA PHOTO DAVID STOCKMAN – Le film De Premier a comptabilisé près de 400 000 entrées.

En même temps, le choix est limité : les films de chez nous représentent 9% de ceux à l’affiche, pour 43% pour les pellicules américaines. Et pour les irréductibles consommateurs de cinéma belge, il a fallu aimer les sous-titres : le top dix des films du plat pays ne compte que des histoires flamandes.

Quant au théâtre, on y va, mais point trop n’en faut : moins d’un spectateur sur cinq s’est abonné à une salle de spectacle.

 

16. août, 2018

 Facebook entre narcissisme, exhibitionnisme et voyeurisme

Les études se succèdent et disent toutes la même chose sur ces trois comportements, certes humains, mais aussi de plus en épidémiques sur les réseaux sociaux en général et Facebook en particulier.

Facebook avait pour fonction initiale de nous permettre de retrouver des amis et d’échanger des informations rapidement avec nos proches. Or les fonctions dont les utilisateurs raffolent sont les fonctions secondaires comme les photos, selfies ou les statuts superficiels et souvent inutiles.

Ces études soulignent qu’il n’y a rien de mal avec les réseaux sociaux, qui sont utilisés avec discernement par des millions de personnes pour maintenir des liens avec parents et amis et par des milliers d’entreprises pour bâtir et servir leur clientèle.

Le problème, c’est que ces comportements sont en train de transformer les réseaux sociaux en concours de popularité. Les amitiés, les pseudos « Like » et les « petits cœurs rouges » sont comptés et sont comptabilisés.

Ainsi certains « Facebookiens » exhibent leurs vies privées à travers la mise à jour régulière des informations très personnelles à la quête de commentaires élogieux le plus souvent hypocrites et qu’ils cherchent juste pour satisfaire un besoin de reconnaissances éphémère.

La plupart sont attirés inconsciemment par l’assouvissement de leur narcissisme primaire, la satisfaction de leur pulsion d’exhibitionnisme et leur besoin de voyeurisme.

  • Le narcissisme : Les narcissiques peuvent donner libre cours à leur vanité, leur impulsivité, leur recours fréquent au mensonge, à la grandiloquence, à l’insulte et faire preuve de comportement infantile sans avoir à en découdre directement avec leurs interlocuteurs.
  • L’exhibitionnisme fait partie de la personne humaine, nous avons besoin d’extérioriser notre vie intime pour nous développer psychiquement et ainsi avoir une bonne image de nous. Il faut néanmoins distinguer ce principe de l’exhibitionnisme qui relève d’une pathologie et qui est répétitif.
  • Le voyeurisme est en permanence excité et satisfait par la mise à jour instantanée des informations et le nombre élevé de personnes faisant partie de notre réseau créant ainsi une multitude de morceaux de vie à contempler. Suivre, regarder, et observer l’utilisateur dans sa relation intime avec sa famille ou ses collègues, permet de répondre à ce besoin de voyeurisme.

Cependant si Facebook excite en permanence notre besoin d’exhibitionnisme et de voyeurisme, il faut tout de même noter que cette envie ne peut se développer que si le désir d’intimité est satisfait.

C’est-à-dire que l’utilisateur doit être sûr que son intimité sera respectée comme il le souhaite. En cas de non-respect de ce désir d’intimité, les individus pourraient mettre en veille leur besoin et se faire moins présent sur Facebook.

La difficulté aujourd’hui d’effacer ces données personnelles ou seulement de les protéger afin qu’elles ne soient pas utilisées par des marques pourrait véritablement freiner l’utilisation de Facebook et des autres réseaux sociaux.

Le problème de la sauvegarde de données numériques se pose de plus en plus car il n’existe pas encore de législation précise. Qu’advient-il de ces informations après notre mort ?

En effet, il est parfois impossible de fermer un profil si on ne connaît pas le mot de passe. Si certains entretiennent le souvenir de l’être disparu au travers de la page, d’autres sont incapables de faire leur deuil puisque virtuellement la personne disparue est toujours « vivante ».

Lorsque nous exposons notre vie intime sur Facebook, nos photos et celles de nos proches, nous n’imaginons pas que ces photos nous suivront jusqu’à notre mort et même au-delà.

Après tout, n’est-ce pas le rêve de tous de laisser une empreinte sur la Terre ? A nous de bien choisir laquelle ! 

 

source:

14 DÉC 2017 PAR BECHIR HOUMAN

https://batinote.wordpress.com/2017/12/14/facebook-entre-narcissisme-exhibitionnisme-et-voyeurisme/

3. août, 2018

LA CULTURE...Il serait temps de vivre avec son temps à Nivelles (où je suis né) et de s'ouvrir à d'autres horizons.

Que proposent les partis pour qui vous allez voter prochainement, concernant la culture à Nivelles?

N'oublions pas que la culture est aussi un élément d'intégration, de socialisation, d'évolution, d'éducation, d'éveil, de réflexion critique à l'égard de notre environnement et de notre société etc etc...mais le savent-ils?

Si l'on regarde l'agenda culturel 2018/2019 du Centre CNivellois on n'y voit guère d'exposition d'Art (photos, peintures, sculpture, classique, moderne, contemporain, éducation permanente sur des sujets de société, débats, conférences et j'en passe...). On ne voit pas la mise en avant des artistes locaux ET régionaux et Nationaux, ET pourquoi pas internationaux , tous domaines confondus , dans une région riche de personnes créatives (amateurs, semi-pros ou pros).

Il est normal pour tous d'avoir des congés et cela n'est pas remis en question, mais qu'il n'y ai que la Fête de la musique en juillet et, en Août, le Théâtre au château à Bornival c'est bien peu d'offre pour les jeunes et moins jeunes durant les 2 mois d'été pour une ville qui se prévaut d'être "au top".

Ce n'est bien sur pas la responsabilité des employés du Wauxhall qui font du bon boulot avec le peu de moyen et ce qu'on leur permet de faire. Qui commande donc vraiment la culture Nivelloise?

C'est une question d'argent? Hmmmm, question de moyen financier, faut reconnaître aussi que le cinéma qui va coûter le double du budget prévu (1.500.000 au lieu de 750.000) correspond à 13 ans de financement de la ville pour les activités du Wauxhall (hors subsides)...Quand on veut , on peut !!!

Ah oui, saviez-vous que si un(e) artiste local désire exposer à Nivelles au Wauxhall "il doit payer ET s'occuper d'ouvrir, fermer et surveiller "?!!!

31. juil., 2018

Une vidéo, une lettre ouverte : le monde de la culture s’indigne de la censure qu’opère Facebook dès qu’il s’agit de nu artistique.

Des faux inspecteurs, affublés de vêtements estampillés FBI mais dont le logo rappelle étrangement celui de Facebook, demandent aux visiteurs de la Maison Rubens, à Anvers, de s’éloigner des tableaux du peintre. Il faut à tout prix les protéger « contre la nudité ». Tout cela n’a rien de réel : il s’agit en réalité d’une vidéo un brin moqueuse tournée par Toerisme Vlaanderen.

Facebook n’aime pas la nudité, et ce même si elle est artistique. Il est de notoriété publique que le réseau social de Mark Zuckerberg a la censure facile dès lors qu’un bout de sein ou de fesse pointe le bout de son nez sur une page Facebook. Ce dimanche 22 juillet, Toerisme Vlaanderen a décidé de se jouer de cette politique dans un clip diffusé sur Youtube.

« Indécent », vraiment ?
Mais l’initiative de l’office flamand ne s’arrête pas à cette vidéo. Une lettre ouverte, rédigée avec plusieurs musées et institutions culturelles belges et adressée à Mark Zuckerberg, s’indigne de la situation : « Indécent. C’est ainsi que sont considérés les seins, les fesses et les chérubins de Peter Paul Rubens. Pas pour nous, mais par vous », est-il écrit.

L’heure est grave pour la culture qui cherche à toucher un large public et qui se doit, pour se faire, d’utiliser les réseaux sociaux. « La promotion de notre patrimoine culturel unique n’est aujourd’hui pas possible sur le réseau social le plus populaire », peste Peter De Wilde, le CEO de Toerisme Vlaanderen. D’autant que l’office flamand entend remettre sous le feu des projecteurs les grands peintres flamands : Rubens, Van Eyck, Bruegel et bien d’autres sont au cœur d’un plan de promotion qui devrait s’étaler de 2018 à 2020.

Source: http://soirmag.lesoir.be/169376/article/2018-07-23/toerisme-vlaanderen-denonce-la-censure-du-nu-artistique-sur-facebook-dans-une